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Facebook Ânûû-rû Âboro
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Festival Ânûû-Rû Âboro 2009
La 3ième édition du festival
Le "Cinéma des peuples" d’Ânûû-rû âboro
Du 30 octobre au 8 novembre 2009

Festival 2009

La 3ᶱ édition du festival international du cinéma des peuples, piloté par l’association Ânûû-rû Âboro, 30 octobre au 8 novembre 2009 à Poindimié.

Éditos

Paul Néaoutyine
Président de la Province Nord

Un festival de cinéma documentaire est une plongée dans le tumulte du monde. Le festival Ânûû-rû Âboro, l’ombre de l’homme en paicî, prend la tension du monde comme le ferait un médecin. A travers sa programmation se dessinent les lames de fonds du monde actuel. Un constat : nous vivons un siècle de déportations massives. Poussés par la misère, chaque jour des milliers d’Africains, prêts à risquer leur vie, embarquent vers l’eldorado européen en quête d’un travail et d’un salut souvent illusoires. Paradoxe : l’Afrique, ce continent aux richesses incroyables, saigné à blanc par les multinationales, n’à pas de quoi nourrir ses enfants. Partir ou mourir, c’est parfois le seul choix laissés à des êtres humains. Le même phénomène se produit en Asie, en Amérique latine, au Moyen-Orient aussi bien que dans les républiques de l’ancienne Union Soviétique : s’expatrier devient la seule issue. Ainsi, dans la périphérie des grandes métropoles développées, s’entassent des légions de travailleurs émigrés sous-payés, mal-logés, exploités, sans droits, clandestins dont le quotidien est partagé entre le souci de gagner trois sous et la crainte de la police. Ce monde régi par les échanges inégaux entre pays riches et pays sous-développés, n’est pas une fatalité. Il est remarquable de constater que, même dans la souffrance, les peuples gardent leur dignité. La programmation 2009 du festival est une invitation citoyenne au partage : les citoyens de notre pays d’origine française, chinoise, vietnamienne, indonésienne, guadeloupéenne pourront y voir des films sur leurs pays et cultures d’origine. Le festival Ânûû-rû Âboro donnera à voir quelques films réalisés en 2009 par de jeunes Kanak, des films qui questionnent notre histoire commune. Il n’est pas de Pays émancipé qui ne produise lui-même sa propre image, ses propres films, sa propre identité. Ânûû-rû Âboro est un commencement.

Jean-Louis Comolli
Président du festival

C’est la troisième édition du festival Ânûû-rû Âboro, et l’on voit bien qu’en si peu d’années cette irruption du cinéma documentaire en Nouvelle-Calédonie a marqué les esprits. Qu’est-ce qui fait l’intérêt (et le succès assez universel) du cinéma documentaire ? C’est évidemment qu’il filme les « vrais gens » (et non pas des comédiens), dans leur « vraie vie » (et non pas dans un récit romancé), leurs « vrais lieux » (et non pas des décors arrangés) et leurs « vraies activités » (le pêcheur pêche, le paysan cultive son champ, l’ouvrier est au chantier, etc.). Donc, la part de la réalité vécue est prépondérante. On ne nous raconte pas d’histoires, on nous nous dit ce qui est. La question de la vérité est posée. C’est aussi ce qui intéresse le journalisme (presse écrite et télévision). Le cinéma documentaire et le magazine ou le reportage télévisés traitent souvent des mêmes sujets, ouvrent les yeux sur le même monde. Ils prétendent montrer les mêmes vérités. Le voisinage s’arrête là. Et là s’ouvre le gouffre qui sépare les deux manières de faire. Dans l’approche journalistique, le spectateur n’est jamais laissé libre de donner lui-même du sens à ce qu’il voit et entend. Le journaliste agit comme un guide pour aveugles et sourds. Il nous dit ce que nous voyons comme si nous n’étions pas capables de le comprendre. C’est un grand frère qui nous tient la main parce qu’il n’a pas confiance en nous. Le journalisme télévisé nous considère comme des enfants ; le cinéma documentaire, comme des hommes et des femmes responsables, curieux de connaître les autres hommes et les autres manières de vivre et de penser, pourvu qu’on leur laisse la liberté d’en juger chacun à sa façon, avec ses idées, justes ou pas. Le cinéma documentaire s’adresse à des spectateurs singuliers, et il leur parle d’hommes et de situations singulières. Chacun est unique, et le cinéma documentaire tient à révéler cette particularité de chacun, si précieuse en un temps où le capital traite les êtres humains comme des marchandises et les jette comme des déchets. Malheureusement, le journalisme télévisé est du côté de la norme sociale. Le calcul des conséquences l’obsède comme s’il était un organe de pouvoir politique – et peut être l’est-il en effet. Documentaire et reportage sont de faux frères. Le cinéma documentaire pratique la liberté du spectateur. Le reportage télévisé serait plutôt, lui, dans un souci de contrôle. Jouer l’une ou l’autre carte est donc un choix de société.

Samuel Goromido,
Président de l’association Ânûû-rû Âboro,

De la guerre en Irak vécue en direct sur le petit écran dans le monde entier à la télé-réalité, il semble que l’appétit de réel soit toujours plus pressant. Mais quel réel ? Filmer le réel, est-ce enfermer quelques jeunes gens en compétition dans un lieu clos ou sur une île « déserte » sous la surveillance permanente d’une caméra-vidéo et d’un micro ? Ce « réel », on le sait, n’est qu’une composition savamment étudiée issue d’un casting où chacun joue le rôle qui lui a été assignée par une production omnipotente selon un cahier des charges, un scénario et une règle du jeu établis par avance. Cet artifice, ce simulacre du réel au service absolu de la course à l’audience et au profit, est aux antipodes du documentaire. Le documentaire n’est pas non plus la terre vue du ciel, ces images de carte postale d’une nature divinisée où les grands absents sont les hommes, leurs souffrances, leurs combats, leurs espoirs, leurs folies, leurs erreurs, leurs victoires et leurs défaites. Heureusement le cinéma documentaire échappe à ces mises en boîtes modélisées, il n’est pas au-dessus de la mêlée, il est en prise avec les convulsions du monde vu d’en bas, à hauteur d’hommes, terre à terre, corps à corps. Les hommes et les femmes qui apparaissent dans le cinéma documentaires s’ils sont acteurs au sens premier du terme ne sont ni des comédiens professionnels ni les sujets consentants d’une production calibrée. Ils sont libres de dire le monde comme ils l’entendent. Le cinéma documentaire donne à voir et à réfléchir. Il invite, travaille, recrée et questionne le réel dans toute sa complexité. Il est un pari sur l’intelligence.

Tapo gé go paa Irak â pitiri göröpu ânâ i ânûrû âboro ânâ é nyê të géré pi paari tâjè i âju pârâ go paï tâ wè jèkutâ gojè nani göröpu . É nyê të géré pi mâinâ to. Ânâ dëpërë ânûrû âboro go ? Përë tèpa aboro èpo mâ èpo ilèri nâ rè wakè go ânâ rè tâ nâ pi tûwâ kë pwi production nâ i pwârâ numê go ânâ mwâni . É po dau wâ iti jii âju pârâ go ê âju ânûrû âboro pwi nâ jèè inâ go pâ popaï mâ jèkutâ go ba goro âboro nâ rè wâro wâni göröpu â go inâ pâ i ânûrû âboro kâjè ânâ é töpwö côwâ âju popai go mâ pi pa nîmîrî tâjè diri ba goro âboro wânî kanaky pâ nâigé nâ jè popa gééca ânâ wèéni âju pârâ go mâ pi cèikî go nâ go pâ töötu nâ ba göiri dööbë awé.